Selon le Code de la construction et de l’habitation, notamment les articles L.127‑1 à L.127‑3 et R.127‑1 à R.127‑6, les bailleurs sociaux doivent :
reconnaître les associations représentatives de locataires ;
leur permettre d’exercer leurs missions d’information et de défense des locataires ;
mettre à leur disposition des moyens matériels adaptés, dont un local pour leurs activités.
Cette obligation découle du principe de participation des locataires à la vie de l’immeuble et du droit à la représentation reconnu par la loi.
Le bailleur doit fournir un local adapté et accessible, situé dans le patrimoine concerné, permettant :
la tenue de réunions et permanences ;
le stockage de documents et matériels ;
l’accueil des locataires dans des conditions dignes et sécurisées.
Le local doit être mis à disposition gratuitement ou à un coût symbolique, sans discrimination entre associations.
Le bailleur doit garantir :
la remise des clés, badges ou codes d’accès ;
la maintenance minimale du local ;
la liberté d’utilisation dans le cadre des activités associatives.
Tout refus ou restriction constitue une entrave à la liberté associative et peut être contesté devant les juridictions compétentes.
Le non‑respect de ces obligations expose le bailleur à :
une mise en demeure par les associations ;
un recours contentieux pour violation du Code de la construction et de l’habitation ;
une atteinte au principe d’égalité et de transparence entre associations.
Des locaux accessibles et équipés, des moyens d’accès garantis, et le respect du droit d’expression des locataires.
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