Location de compteurs et équipements de comptage par les bailleurs sociaux : illégalité, risques et voies d’action
/image%2F7257191%2F20260719%2Fob_43dd27_logo-indecosa-locataires.jpeg)
🚨 1. Constat : une pratique systémique, illégale et lucrative
De nombreux bailleurs sociaux facturent aux locataires :
• la location de compteurs d’eau,
• la location de sous-compteurs,
• la location de modules radio,
• la location de répartiteurs de chaleur,
• la location de passerelles de télérelève,
• des abonnements internes inventés,
• des amortissements déguisés.
👉 Aucune de ces facturations n’a de base légale.
👉 Toutes constituent des charges illégales.
Ces pratiques permettent aux bailleurs de transformer un investissement immobilier (qui leur incombe) en rente annuelle sur les locataires, en violation directe du droit.
⚖️ 2. Base juridique : l’interdiction est totale et sans ambiguïté
📌 2.1. Décret n°87‑713 du 26 août 1987
Ce décret fixe exhaustivement la liste des charges récupérables.
Tout ce qui n’y figure pas est strictement non récupérable.
👉 La location d’un compteur, d’un répartiteur, d’un module radio, d’un système de télérelève n’y figure pas.
📌 2.2. Jurisprudence constante
Les tribunaux rappellent régulièrement que :
• un bailleur ne peut pas refacturer un investissement,
• un bailleur ne peut pas créer de charges hors décret,
• un bailleur ne peut pas imposer un service non demandé,
• un bailleur ne peut pas facturer un équipement dont il reste propriétaire.
📌 2.3. Code de la consommation – pratiques commerciales trompeuses
Art. L.121‑1 :
Est trompeuse toute pratique consistant à présenter comme obligatoire une prestation qui ne l’est pas.
👉 Facturer une “location obligatoire” de compteur = pratique commerciale trompeuse.
📌 2.4. Code civil – enrichissement sans cause
Le bailleur ne peut pas s’enrichir en facturant un service inexistant, non demandé, ou illégal.
🧨 3. Analyse juridique offensive : pourquoi ces facturations sont illégales
❌ 3.1. Le bailleur n’a pas le droit de louer un compteur
Les compteurs appartiennent :
• aux gestionnaires de réseau (eau, gaz, électricité),
• ou au bailleur lui-même.
Dans les deux cas :
• il n’a pas le droit de facturer une location,
• il n’a pas le droit de facturer un amortissement,
• il n’a pas le droit de facturer un abonnement interne.
❌ 3.2. Le bailleur ne peut pas refacturer un investissement
Installer des compteurs, modules radio, répartiteurs = travaux d’investissement.
👉 Les investissements sont à la charge exclusive du bailleur.
❌ 3.3. Le bailleur ne peut pas imposer un prestataire
La location de matériel via un prestataire (Techem, Ista, Brunata, etc.) ne peut pas être imposée aux locataires.
❌ 3.4. Le bailleur ne peut pas facturer un service non demandé
La télérelève, les modules radio, les passerelles, les abonnements internes ne sont pas des services rendus au locataire.
💣 4. Risques juridiques majeurs pour le bailleur
🔥 4.1. Remboursement massif des sommes indûment perçues
Sur 3 ans (prescription des charges locatives).
Dans les résidences, cela représente souvent des dizaines de milliers d’euros.
🔥 4.2. Condamnation pour pratiques commerciales trompeuses
Si le bailleur présente la location comme obligatoire.
🔥 4.3. Condamnation pour enrichissement sans cause
Le bailleur a perçu une somme sans base légale.
🔥 4.4. Injonction judiciaire de cesser la facturation
Avec astreinte financière.
🔥 4.5. Atteinte à la réputation et risque de mobilisation collective
Les bailleurs sociaux sont particulièrement sensibles à :
• la presse locale,
• les élus,
• les associations de locataires,
• les collectifs.
🛠️ 5. Stratégie offensive pour les locataires
Phase 1 — Extraction des preuves
• Demander tous les contrats (Techem, Ista, Brunata, etc.).
• Demander toutes les factures.
• Demander le détail des charges.
• Demander la justification juridique de la location.
👉 90 % des bailleurs sont incapables de fournir ces documents.
Phase 2 — Mise en demeure juridique
Lettre recommandée exigeant :
• arrêt immédiat de la facturation,
• remboursement des sommes indûment perçues,
• communication des justificatifs.
Phase 3 — Saisine de la CDC
La Commission départementale de conciliation donne très souvent raison aux locataires.
Phase 4 — Action judiciaire
Devant le tribunal judiciaire :
• remboursement,
• dommages et intérêts,
• cessation de la facturation.
Phase 5 — Mobilisation collective
• Assemblée de locataires,
• communiqué de presse,
• interpellation des élus,
• campagne d’affichage dans les halls.
🧱 6. Conclusion offensive
La location de compteurs, sous-compteurs, modules radio, répartiteurs ou systèmes de télérelève est illégale, non récupérable, et constitue une pratique abusive.
Les bailleurs sociaux qui la pratiquent s’exposent à :
• des remboursements massifs,
• des condamnations judiciaires,
• des sanctions pour pratiques trompeuses,
• une mobilisation collective qui peut leur coûter bien plus que les sommes récupérées.
ARGUMENTAIRE POUR LA CDC
/image%2F7257191%2F20260719%2Fob_7fc2d5_logo-indecosa-locataires.jpeg)
Contestations des charges : location de compteurs, sous-compteurs, modules radio, répartiteurs et équipements de télérelève
🎯 1. Objet de la contestation
Les locataires contestent la facturation par le bailleur de :
Ces facturations apparaissent dans les charges récupérables, alors qu’elles sont strictement illégales.
⚖️ 2. Cadre juridique applicable
📌 2.1. Décret n°87‑713 du 26 août 1987
Ce décret fixe de manière exhaustive la liste des charges récupérables.
👉 Aucune location de matériel de comptage n’y figure.
👉 Aucun amortissement n’y figure.
👉 Aucun abonnement interne n’y figure.
Seul est récupérable :
Jamais la location.
📌 2.2. Jurisprudence constante
Les tribunaux rappellent que :
📌 2.3. Code de la consommation – pratiques commerciales trompeuses
Art. L.121‑1 :
Est trompeuse toute pratique consistant à présenter comme obligatoire une prestation qui ne l’est pas.
👉 Facturer une “location obligatoire” de compteur = pratique commerciale trompeuse.
📌 2.4. Code civil – enrichissement sans cause
Le bailleur ne peut pas percevoir une somme sans base légale.
🧨 3. Analyse juridique : pourquoi ces facturations sont illégales
❌ 3.1. La location de compteurs est illégale
Les compteurs appartiennent :
Dans les deux cas :
❌ 3.2. Les modules radio, passerelles et systèmes de télérelève ne sont pas récupérables
Ce sont des équipements techniques, relevant :
👉 Aucun texte ne permet leur refacturation.
❌ 3.3. Les répartiteurs de chaleur : seule l’entretien est récupérable
Le bailleur peut récupérer :
Il ne peut pas récupérer :
❌ 3.4. Le bailleur ne peut pas imposer un prestataire
Les contrats avec Techem, Ista, Brunata, etc. sont des contrats internes du bailleur.
Ils ne peuvent pas être refacturés aux locataires.
💣 4. Exigences des locataires devant la CDC
Les locataires demandent :
✔️ 4.1. L’arrêt immédiat de la facturation illégale
Suppression des lignes suivantes :
✔️ 4.2. Le remboursement des sommes indûment perçues
Sur 3 ans, conformément à la prescription des charges locatives.
✔️ 4.3. La communication des justificatifs obligatoires
Le bailleur doit fournir :
👉 En l’absence de justificatifs, la charge est automatiquement non récupérable.
✔️ 4.4. La mise en conformité pour les exercices futurs
Engagement écrit du bailleur à :
🔥 5. Argument final à présenter en séance
Voici une formulation courte, percutante, à utiliser oralement :
« La location de compteurs, sous-compteurs, modules radio, répartiteurs ou passerelles n’apparaît nulle part dans le décret de 1987.
Le bailleur n’a pas le droit de créer des charges hors décret, ni de refacturer un investissement, ni de louer un équipement dont il reste propriétaire.
Nous demandons donc l’arrêt immédiat de ces facturations, leur suppression des charges récupérables et le remboursement des sommes indûment perçues sur les trois dernières années. »
🧱 6. Conclusion
La position juridique est solide, documentée, et incontestable.
La CDC, dans la majorité des cas, donne raison aux locataires sur ce type de facturation.